Date de sortie : 30 Juillet 2008
Réalisé par Andrew Stanton
Avec les voix françaises de Philippe Bozo, Marie-Eugénie Maréchal, Emmanuel Jacomy
La Terre se retrouve ensevelie sous des tonnes de déchets. C’en est tellement catastrophique que les humains tentent de la re-nettoyer via des robots, dont notre petit Wall-e. Durant 700 ans, il sera là à empaqueter les déchets. Seulement voilà, au bout de ces années, notre petit robot a développé un comportement assez peu orthodoxe pour une machine, c’est qu’il collectionne tout un tas de choses mais aussi il se sent étonnamment seul.
Mais tout cela va changer, quand Eve, un robot de dernière génération, va faire son apparition sur la terre dans une mission bien précise et top secrète.
Intrigué et las de sa solitude, Wall-e va tenter de nouer le contact, ce qui ne se fera pas sans péripétie. Et oui Wall-e est assez pataud, un peu comme si on se mettait à bafouiller devant la personne de notre vie.
Soudain, Eve doit regagner son vaisseau, Wall-e ne le supportant va tout faire pour la suivre dans un monde nouveau pour lui.

Une première partie presque sans dialogue et malgré ça, elle nous transporte, nous amuse et nous introduit un Wall-e qui a développé un comportement typiquement humain, celui d’un être seul, désespéré qui veut découvrir l’amour. On fait ici une étonnante découverte d’un robot étrangement seul et surtout triste de ne plus être que le dernier être sur terre. Une seconde partie quant à elle qui se veut plus conventionnelle avec l’introduction des êtres humains et ce qu’ils sont devenus.
Wall-e est bien entendu un film d’animation pour tous, aussi bien pour les enfants que pour les grands. J’aurais même tendance à dire que c’est tout simplement un nouveau chef d’œuvre signé par les AS de chez Pixar.
Pourquoi un chef-d’œuvre ? Aussi bien au niveau artistique qu’au niveau scénaristique, on s’en délecte sans être vraiment rassasié, tant par ce mélange de couleurs inouï, mais aussi par le fait que Stanton ait réussi le pari de glisser des émotions dans des êtres mécaniques qui sont censés en être dénués.

Ce film comprend très peu de dialogues, on pourrait s’attendre à une romance bon marché, mais il n'en est rien. Stanton nous donne droit à un savant mélange d’actions et de subtilités. On a par exemple Eve qui anime son visage tel un smiley tantôt heureux, tantôt farceur. Ou encore d'autres personnages qui ont tous un rôle à jouer dans le dénouement de cette histoire.
Il y a même quelques clins d’œil à des chefs-d’œuvres cinématographiques tels que « 2001, l’odyssée de l’espace » ou encore « Rencontre du 3ème type ».
L’introduction des humains quant à elle est particulière. Non pas qu’elle soit ratée, mais au contraire, on aurait pu s’attendre à une image offensante. Pourtant, les diverses scènes exécutées à la perfection nous laissent un message délivré avec délicatesse. Un message qui nous dit qu'il serait grand temps de prendre soin de notre planète avant que cela ne vire à la catastrophe mais aussi en rapport avec la corpulence, un problème assez conséquent outre-Atlantique.
Un savant mélange de subtilité et d'ingéniosité à tous les niveaux. Un niveau qui va être très dur à surpasser. Car c'est sans doute le meilleur film d'animation de cette année 2008, mais j'oserai même dire que c'est tout simplement le meilleur jusqu'à présent.
Une anecdote au travers de la référence A113, qui est en fait le numéro d’une pièce d’animation de l'institut des Arts de Californie dont viennent la plupart des animateurs de l’équipe Pixar.



16.08.2008 @ 17:53
Les enfants se réjuissent 'aller le voir, moi aussi d\'ailleur :p